La pipe musicale

4 November 2008 - posté par Jonathan de Montréal-Nord
Balises : ,

Si je me fie à ce que j’ai lu hier dans mon Journal, il paraît que le nouveau jeu à la mode chez les adolescents est la pipe musicale.

C’est comme la chaise musicale, sauf qu’à la place des chaises, vous avez des jeunes mecs de 14-15 ans. La perdante est la fille qui n’a pas la chance d’être en face d’un garçon lorsque la musique s’arrête. Toutes celles qui restent doivent faire une faveur sexuelle au garçon sur lequel elles sont assises. On suppose que la première chaise qui jouit est éliminée et on continue à jouer par la suite. Ce qui est très différent de mon époque, où la chaise n’était qu’une chaise pas sexiste pour cinq cennes qui n’exigeait rien en retour du privilège qu’elle nous accordait en nous accordant le droit de s’asseoir sur elle. Dans la pipe musicale, on suppose que la chaise éliminée n’est pas le choix du hasard, mais bien le plus précoce.

Je suis dans la mi-vingtaine et je dois avouer que les jeunes d’aujourd’hui semblent beaucoup plus débauchés que nous l’étions il y a une douzaine d’années, même dans un quartier chaud comme Montréal-Nord. Je crois savoir pourquoi : la pornographie est désormais trop hard et trop accessible. Quand j’étais jeune, il y a à peine quelques années, voir une paire de seins dans un film était un événement!

Combien de fois je me suis repasser cette scène du film Commando où Arnold se bat avec un gros noir dans un motel et se retrouve dans une chambre où un jeune couple apprend à se connaître. On voit les gros lolos de la madame à peu près 1 seconde et demi, alors je devais mettre la scène au ralenti pour pleinement en profiter.

Le seul soir où l’on était assuré voir des totons à la télévision, c’était le samedi soir, vers minuit, à TQS, et nos parents le savaient! Vous pouvez être sûr que la télé devait être fermée dans ma chambre à cette heure-là. Et pas question de regarder ça dans le salon, avec le beau-père qui régnait en roi et maître. Les rares fois où ce fut possible, j’avais la manette tout près de moi, tel un pistolet prêt à faire feu! Si quelqu’un s’approchait, boom! Un film de Chuck Norris à TVA.

Au primaire, un de mes amis avaient amené un Playboy lors d’une semaine dans un camp de jour avec l’école. C’était tellement beau! Tous ces corps de femmes! Nues! On voyait même leur touffe! C’était si excitant qu’on en est devenu bruyants! Si bruyants en fait, que l’on s’est fait surprendre par un professeur et la revue fut confisquée. Un des souvenirs les plus douloureux de ma vie. J’aurais donné n’importe lequel de mes jouets pour ravoir cette revue!

Aujourd’hui, n’importe quel gamin rusé peut aller sur Internet et trouver un site qui offre des liens vers un millier de sites pornos très variés. Qu’est-ce que le gamin de douze ans veut voir? Des grosses boules? Des lesbiennes? Des jeunes? Des vieilles? Des grosses peut-être? Le gamin de douze ans croit être homo? Pas de problème, il n’a qu’à le confirmer en regardant des photos d’hommes nus se sodomisant pour voir si ça l’excite ou le repousse. Dans mon cas, rien de plus débandant que de voir un couple de petits vieux faire un 69, un asiatique qui se branle en regardant une chaussure à talon haut ou un barbu la moustache pleine de sperme. Contrairement à mon époque, on peut voir tout ça sans avoir à payer. Ou payer avec la carte de crédit de papa… ce que le jeune ne fera pas, sauf s’il est vraiment taré!

Mais on ne voit pas que de belles choses sur internet. On parle beaucoup de pédophilie, de viol filmé, de zoophilie. J’imagine que quelqu’un qui le désire vraiment peut arriver à trouver ça aussi sur le merveilleuse Toile Mondiale. Et à mon avis, la pornographie, la commerciale vendue en magasin ou disponible à la télé payante, est devenue beaucoup trop noyau dure (hardcore). Il ne m’est pratiquement plus possible de regarder un film pornographique sans que j’y trouve au moins deux scènes qui me sont désagréables. Et ce n’est pas parce que je suis un sainte-nitouche, loin de là!

Je vais vous donner des exemples. De plus en plus, lorsqu’une fille fait une fellation dans un film porno, elle doit s’entrer le pénis de son partenaire au complet dans la bouche jusque dans la gorge. On appelle ça une gorge profonde (deep throat). Ça ne semble pas facile à faire, et plusieurs jolies demoiselles se forcent un peu trop et en viennent à avoir des larmes aux yeux. Le type qui se fait sucer devient-il compatissant avec la dame parce qu’elle pleure pour arriver à lui enfoncer son gros pénis dans le fond de sa gorge? Oh que non! La plupart du temps il rigole et met ses mains pour la forcer à aller encore plus loin!

Une autre chose qu’ils font parfois, les salopards d’acteurs pornos, c’est d’exiger que leur compagne de tournage leur lèche l’anus suant et poilu. Ça me dégoûte tellement! Ensuite il finit par la mitrailler dans le lit, dans le vagin ou l’anus, peu lui importe! Il est rough et elle semble effrayée.

Il y a aussi les scènes de pénétration double. Ou pire, les scènes avec pénétration double et trois autres types qui se mettent en ligne pour se faire sucer par la dame déjà passablement occupée. Ensuite vient la scène où les cinq types déchargent leur semence l’un après l’autre sur le visage de l’actrice. Sans parler du phénomène de bukkake, où une centaine de Monsieur-Tout-Le-Monde éjaculent dans un même bol qu’une artiste assoiffée devra boire jusqu’à la dernière goûte.

Pour éviter ce genre de scènes, je me suis réfugé dans les films de lesbiennes. Mais ce n’est guère mieux, je vous assure! On y voit des jeunes filles se sodomiser avec des godemichets en plastique, se lécher l’anus, se rentrer la main au complet dans l’un des orifices de leur nouvelle amie. Pourquoi une fille en enculerait une autre? Celle qui se fait enculer souffre d’être l’une des fameuses élues qui aiment ça dans le cul, et l’autre doit juste forcer sans obtenir aucune satisfaction autre que les cris de douleur de sa compagne! Ça c’est sans parler de quand elles se mettent à pisser dans la bouche de l’autre. Certains diront qu’elles éjaculent, qu’importe, moi ça me donne envie de gerber malgré tout.

Donc, si je résume mon point, les jeunes peuvent voir facilement de la pornographie, et ce qu’ils risquent de voir risque de les troubler. Autrefois, une femme qui suçait son mari était considéré comme une cochonne extraordinaire. De nos jours, une fille qui suce est simplement la norme. Elle doit avaler ou faire des trips à trois pour être vraiment vicieuse. C’est donc pareil pour les jeunes filles. A l’époque où les clubs échangistes pullulent et les agences d’escortes remplissent une page complète dans le Journal, les standards ne sont plus les même qu’autrefois. Elles le savent.

Elles doivent donc faire ce qu’on tente de leur inculquer depuis toujours : performer! Performer toujours plus! Elles ne font que suivrent le courant. Comment peut-on leur en vouloir? Ce sont des Filles d’Aujourd’hui.

15 réponses à “La pipe musicale”


  1. Grimouille dit :

    SUPERBE TEXTE!

    Vraiment, M. Divertissement, nous en voulons PLUS!


  2. Philo dit :

    Je seconde!


  3. Stephane dit :

    Je me rappelle encore l’époque ou je pesait sur ‘pause’ en écoutant un VHS pour pouvoir ensuite regarder les scènes de tetons en images par images.

    Le vagin de Sharon Stone étant l’une des pierre angulaire de mon apprentissage anatomique.


  4. Vincent dit :

    C’est vrai que cette surenchère est inquietante..!
    Un texte bien agréable à lire sinon
    Merci


  5. marionette dit :

    10 minutes pour télécharger un video insatisfaisant de 14 secondes, ça c’était le bon vieux temps.

    J’ai toujours pensé que les gars comme moi qui frapperont la 30aine dans les prochaines années étaient juste nés 7-8 ans trop tôt, On a juste manqué le bâteau dans nos belles années…

    Mais aujourd’hui, je me pose à nouveau la question. Je n’ai personnellement rien contre tout ce que j’ai lu dans cet article, au contraire. Mais y’a une différence entre avoir 25-30 ans et vivre pleinement ta sexualité et avoir 14-17 ans et apprendre la sexualité dans un trip à 3 homosexuel, dont un des participants est ton frère.


  6. Jonathan de Montréal-Nord dit :

    Imaginer dans 5 ans quand ces femelles vont être majeures et qu’on pourra se les tapper, tout ce qu’elles vont nous faire! Ça va être incroyable. J’ai déjà hâte. Les filles bisexuelles sont de plus en plus à la mode en plus.


  7. marionette dit :

    Ce sont toutes des cochonnes sans dignité, mais elles ne le savaient pas avant parce que y’avait pas Internet pour véhiculer le message.


  8. Elfie dit :

    Tu devrais voir la moyenne d’âge des gens qui consultent en santé mentale (relié avec le sexe) et avec un sexologue. Il y a de plus en plus de jeunes dans la fin vingtaine qui consultent parce qu’ils sont écoeurés du sexe (ça lève pu).

    À avoir tout trop vite…

    Je suis contente d’avoir appris à embrasser avant d’avoir appris à faire des pipes.

    À chacun ses moeurs, mais pour moi, je ne suis pas déçue de l’époque dans laquelle je suis née. Je ne suis pas un homme, c’est peut-être ça la différence.

    🙂


  9. anemonepanouie dit :

    J’ai été violé à l’age de 8ans,par un viel infirme, puis sodomisé entre 10 et 13 ans à l’internat,,à 14 ans en été je suceais une bite tous les 3 jours, à 17
    ma 1ère croisière gay pendant 10 jour sur un voilier autour d’Ybizza avec 12
    partenaires à satisfaire tous les jours et à 2 dans l’anus, avaler les pipes et
    les nausées qui te réveille. J’en ai fais 4 ou 5 entre 17 et 20ans, et même avec des vielles inbaizable toute exitée de me voir me faire tarauder , mais
    aussi parce que j’avais une grosse trique 4,5/20cm, à force de pratiques depuis tôt. Ma bisexualitée m’a fait perdre les repaires des valeurs, puis c’est
    allé un peut mieux avec un amant qui ma pris en charge pendant quelques années, j’ai continué cahin caha, + l’alcool, puis l’accident fatal, désintox,
    invalides depuis 15ans je survis alors vos histoires à la con vous pouvez vous
    asseoir dessus!


  10. Credo dit :

    Ouais… On peut s’asseoir.

    Contrairement à toi qui doit avoir le cul pas mal trop enflé.


  11. Charles Le Bourg dit :

    Un vrai bigot

    À voir ta connaissance de la pornographie actuelle, tu dois surtout regretter de rater cette belle époque où tes compagnes de classe de 14 ans acceptent de te sucer.


  12. lechat dit :

    Le texte dit tout. Je crois que la pornographie consommé régulièrement peut
    se transformer en une genre de ”drogues” mesquine qui fait en sorte que cette facilité d’accès rend les repères sexuelles désorientés. J’étais un consommateur assidu de porno sur le net, mais après aveu auprès de ma compagne, je me sens plus libre! Ce n’est pas un vie de te masturber tout les jours en regardant des images ou vidéos sur le net….
    Il est temps que se sujet, plutôt tabou, soit étudier et transmit aux jeunes de notre société car je ne crois pas que cela soit bien pour notre jeunesse….
    Il est sure que mes enfant seront TRÈS encadrés lorsqu’il surferont!!!!!!
    Merci


  13. Vanessa dit :

    Mais qu’est-ce que ce texte!? Si vous vouliez un texte à sensation avec une pointe, un peu trop grosse à mon avis, d’opinion, vous êtes servies! Aucunes preuves scientifiques tangibles d’une véritable augmentation de la consomation de pornographie chez les jeunes. Aucune preuve que “la pipe musicale” est une pratique répandue. Cette pratique n’est pas unanimement pratiqué par tous les jeunes! Si vous croyez que tous les jeunes sont dévergondés et qu’ils sont tous à la recherche de sexe, retournez à l’école je vous pris! Il n’y a aucune preuve scientifique à ce jours qui démontre que l’âge de la première relation sexuelle durant les 12 dernières au Canada a augmenté de manière significative, autant chez les filles que chez les garçons.

    Jonathan de Montréal-Nord, retournez vous informer. Votre texte ne fait qu’augmenter les virulentes histoires à dormir debout que les média s’amusent à vouloir nous faire ingéré sans que l’on se pose de questions!


  14. New Blood dit :

    Ben moi tous les jeunes que je connais jouent à la pipe musicale. C’est vous qui êtes vieux jeu, madame.


  15. Jonathan de Montréal-Nord dit :

    J’ai lu ça dans le Journal de Montréal l’an dernier, ça ne peut qu’être vrai!

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