Critique instantanée : Batman Begins

20 July 2008 - posté par Philo
Balises : , , , ,

N.B. : Comme je vais voir The Dark Knight demain, j’ai pensé me retapper Batman Begins ce weekend pour me remettre dans le bain. Réalisant que je n’ai jamais écrit de CI pour cet épisode de la série, j’ai immédiatement décidé de corriger la situation. Ça vous donnera un contexte quand la CI de The Dark Knight sortira demain, et vous pourrez voir sous quel angle j’ai approché le film.

Réalisateur : Christopher Nolan
Pays : États-Unis
Mettant en vedette : Christian Bale, Michael Cain

Cote du Webzine : RECORD

Résumé en une phrase : Un playboy multimillionnaire s’entraîne avec le Qui Gon-Jinn de l’Univers miroir pour ensuite passer l’Halloween chez la Mafia à grands coups de poings dans la gueule.

Moment dieu : Monsieur Nolan, si vous cherchez quelqu’un pour vous sucer la bite, ça me ferait une occasion de vous remercier pour avoir réalisé et écrit le meilleur film de superhéros jamais fait.

Moment cool : La première fois qu’on voit Bruce Wayne en costume, ce dernier plante un par un des méchants mafieux au port. Façon magistrale de présenter l’aspect “symbole terrfiant” du personnage de Batman, en appliquant à la règle les méthodes de films d’horreur cheaps, en échangeant le méchant psychopathe avec le héros. Du génie.

Moment hétéro : Heille, elle était cute en criss, Katie Holmes, avant de servir de couverture hétérosexuelle au pape hystérique de la Scientologie…

Moment gay : Je trouve qu’Alfred et Lucius Fox se connaissent trop. Lucius est un employé de Wayne Enterprises, pourquoi il connaît le butler de son boss? Et comment ça se fait qu’Alfred a jamais eu de blonde? Je suppose que ça explique que Bruce Wayne a deux papas.

Deuxième moment gay : Je viens de me relire, là, pis je pense que j’ai offert une fellation à un autre homme.

Moment inutilement explicatif : Ok, y a une affaire qui m’énerve VRAIMENT avec Batman Begins : ce sont les deux gars à l’usine centrale de traitement d’eau, qui nous expliquent le film pendant que le métro fonce vers Wayne Tower. Vraiment, là, ça paraît trop qu’ils ont été rajoutés après la fin du tournage principal parce que les quelques épais qui ont servi de focus group pognaient pas ce qui se passait même si Batman l’a expliqué 50 fois. Sérieux, si une version Blu-Ray sort où je peux choisir de ne pas voir ces deux gars, je l’achète drette là.

Moment mark : Vous savez, là, à revoir Batman Begins, j’ai l’impression que The Dark Knight va avoir de la misère à accoter ça. Je pense que la vision sombre et mature de Batman que Christopher Nolan proposait avec Batman Begins était simplement trop différente pour que les gens accrochent à 100%, et maintenant que le premier film est implanté dans l’imaginaire collectif, The Dark Knight arrive en terrain fertile. Batman Begins, lui, arrivait avec comme prédécesseur Batman & Robin. Tsé.

Citation du film : “Does it come in black?” – Bruce Wayne, après l’essai de conduite de la future Batmobile

Remake porno suggéré : Cette catégorie est éliminée de la présente C.I. considérant la trop grande facilité à faire un jeu de mots à caractère sexuel avec un film appelé “Batman”. Et dieu sait qu’on n’est pas du genre à faire des jokes faciles.

On niaisait, voyons : Bat-Man Begins, le film qui démontre ce qui se serait passé si au lieu de tomber dans un puit, le petit Bruce Wayne serait tombé sur le dildo de Maman et aurait ainsi développé une peur des pénis.

Leçon utile : Si vous voulez commander, mettons, un kit Clone-a-Willy par la poste, mais que vous ne voulez pas que ça se retrace jusqu’à vous, commandez-en 10 000 d’une shot. Ça vous fera des pièces de rechange.

Inquiétez vos parents : Demandez-leur quand est-ce qu’ils crèvent pour que vous puissiez aller vous entraîner à devenir un ninja.

Impressionnez vos amis : Arkham Asylum, le centre psychiatrique où opère le Scarecrow, est un élément très important de la mythologie Batman. Le nom lui-même vient des écrits de H.P. Lovecraft : la ville d’Arkham figure dans plusieurs de ses écrits, notamment At the Mountains of Madness. D’ailleurs, si vous trippez un peu Joker, un des meilleurs comics de Batman, à mon avis, est la bédé Arkham Asylum, écrite par Grant Mirrisson et illustrée de façon cauchemardesque par le sublime Dave McKean.

Remarque post-satirique : J’avais adoré Batman Begins à mon premier visionnement, mais en le réécoutant en 2008, force m’est d’avouer que c’est un film nettement supérieur aux autres films de superhéros. La structure avait quelque chose de déstabilisant au cinéma, mais chez soi, sur DVD ou Blu-Ray, c’est un film envoûtant et rempli de pathos, traitant de justice, de vengeance et de peur. Bruce Wayne est à la fois moralement complexe, et fidèle à la bédé qui l’a vu naître, et le fait qu’il se déguise en chauve-souris est quasi-accidentel, et tellement bien amené qu’on en oublie son aspect pourtant fondamentalement ridicule.

Résumé de la remarque post-satirique en une phrase : Batman Begins a fait au Batman de Tim Burton ce que le Batman de Tim Burton a fait à la série télé.

Le Webzine recommande également : The Dark Knight (2008), The Prestige (2006)

2 réponses à “Critique instantanée : Batman Begins”


  1. Feel Good dit :

    The Dark Knight est à “Batman Begins” se que “Batman Begins” est a “Batman & Robin”..

    Trust me, tu va tripper fort.


  2. Philo dit :

    Si ce que tu dis est vrai, ma tête va exploser dans le cinéma.

    The Dark Knight a officiellement battu les recettes de journée d’ouverture de Spider-Man 3, et s’enligne pour avoir les plus importantes recettes de weekend de l’histoire du cinéma… C’est pas peu dire, Dark Knight a battu le #1 précédent (Spider-Man 3) par $7 millions. C’est énorme.

    EDIT : CNN rapporte que The Dark Knight a battu le record du weekend au box office. Pis on est dimanche matin. Calvaire.

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