Réalisé par : David Cronenberg
Mettant en vedette : Viggo Mortensen, Vincent Cassel, Naomi Watts et Armin Mueller-Stahl
Cote : Rewind
Durée : Juste assez long
Financé par : Astral Media et Corus Entertainment (???)
Résumé en une phrase : Pendant que Viggo Mortensen fait un Kate Winslet, Cronenberg démontre que toute forme de compassion émanente de son oeuvre sera accompagné par une dose équivalente (ou bien supérieure) d’éclaboussures de sang.
Attention : Ce n’est pas une comédie romantique comme pourrait le suggérer le titre.
Moment gay : La sous-tension sexuelle entre le personnage de Vicent Cassel et celui de Viggo Mortensen est magnifiquement exploitée, tellement que ça fait pâlir la section ‘moment gay’ de ma critique instantanée.
Moment hétérosexuel : Viggo nous offre une scène de cul pour le moins unique avec une petite blonde qui frôle très certainement l’adolescence. C’est pas tout à fait bandant par sa sauvagerie mais, encore là, y’a absolument rien de « tout à fait » dans Eastern Promises.
Moment cool (mais tordu) : Une très violente bataille éclate entre Viggo, en tenue d’Adam, et deux « henchmen » moyennement crédibles dans un sauna. Cette scène très particulière vaut son pesant d’or académien si vous voulez mon avis. C’est une des bagarres les plus sanglantes et crues que j’ai vu depuis longtemps, certes, mais ça n’empêche pas le réalisateur d’explorer les forces du personnage autant que celles de l’acteur qui le personnifie. Sublime.
Remake porno suggéré : Eastern Promiscuous.
Citation du film : « You wouldn’t want to waste these. »
Attaque de cliché : Heille, Cronenberg, on SAIT que tes personnages sont russes. Pas b
esoin de leur faire boire de la vodka tout le long du film pour être sûr de ne pas nous perdre !
Vétille : Un peu comme Daniel Day-Lewis, qui risque d’exploser tous les écrans dans There Will Be Blood, Viggo se comportait comme son personnage sur le plateau de tournage, allant jusqu’à décorer son trailer de photos d’icones russes.
Révision proposée par le Webzine : Une modification mineure; le personnage campé par Naomi Watts n’avait aucune maléabilité. C’est un drame en soit que l’actrice n’ait pas pu offrir plus qu’un rôle de témoin dans le déroulement de l’histoire.
Recommandé pour : Les amateurs de tatoos.
Leçon utile : Si vous êtes le chef de la mafia russe de Londres et que vous commettez un viol collectif avec votre fils, assurez-vous que la petite junkie ne soit pas enceinte à la suite de vos ébats.
Remarque post-satirique : Malgré la finesse et la profondeur du scénario de Steven Knight, on ne peut s’empêcher de reprocher au film de laisser quelques nids de poule sur son passage. Par exemple, comment un boss de mafia aussi vieux peut-il mener à bien un organigramme composé de deux personnes, dont fils imbécile ? Comment ce même fils imbécile peut-il braver la sécurité d’un hôpital aussi aisément ? Sans ces quelques bévues, qui font en sorte que le film se digère moins bien qu’il ne s’était fait engloutir, on aurait devant nous le premier sérieux concurrent au meilleur film de l’année.
Le Webzine recommande d’envoyer votre copine voir Nannie Diaries pendant que vous vous régalez de ce gorefest.