Archive de la catégorie ‘Niaiseries originales‘

Le Débile plante “The Last Jedi”

Saturday 23 December 2017

 

(NDLR : on a essayé, en vain, d’expliquer au Débile que le Webzine a fermé ses portes en 2013, mais voilà, il nous a quand même fait parvenir ses notes gribouillées sur des feuilles de cartable. On vous laisse le soin de juger si son état mental a progressé ou pas.)

“It’s time for the Jedi to end”, dit Luke Skywalker dans la bande annonce de The Last Jedi. Criss qu’il a raison. Malheureusement, les Jedi appartiennent maintenant à Disney, et Disney ne va pas laisser mourir Star Wars sans enculer le cadavre avec vos larmes de fanboys comme lubrifiant.

The Last Jedi commence avec un texte défilant. C’est la chose la moins surprenante de l’histoire du cinéma, sauf que ça empêche pas Damien le gros nerd obsessif-compulsif de venir dans ses shorts de C3P0. On y apprend que l’Empire le First Order est sur les traces de la Rebellion la Résistance, et que leur seul espoir est Luke Skywalker Luke Skywalker. Bref, même si les discussions d’embargos économiques dans l’Épisode I étaient plates à se flinguer une gosse, au moins elles étaient pas chiées par un focus group payé en casquettes de Mickey Mouse.

Allez hop, on commence avec une bataille spatiale! (Merci focus group!) On y apprend que Edgar Allan Poe Dameron est tellement hot qu’il est capable de détruire les systèmes de défense du plus gros vaisseau de l’Empire du First Order à lui tout seul, mais comme c’est un sacré rebelle, il se chicane avec la Princesse Leia. (Je sais qu’elle est rendue une général, fuck off Damien.) Edgar Allan Poe Dameron veut à tout prix détruire le criss de gros vaisseau, mais la Princesse Leia est genre “C’est un ordre câlisse” pis Edgar Allan Poe Dameron est genre “Fuck tes ordres!” et la Princesse Leia répond “Ok d’abord je t’envoie des bombardiers mais ils vont voler super-proches l’un de l’autre faque si un d’eux se faire tirer ils vont tous exploser pis ça va être ta câlisse de faute.” C’est bien entendu ce qui se passe, mais pas avant qu’on voit une brave pilote mourir en nous montrant son collier qui va sûrement revenir plus tard dans le film.

Edgar Allan Poe Dameron se sauvant de ses responsabilités.

De retour sur le vaisseau principal, la Princesse Leia fait exécuter Edgar Allan Poe Dameron pour avoir désobéi aux ordres. Haha, c’t’une joke, elle le remercie pour avoir détruit un criss de gros vaisseau. Haha, c’t’une joke, elle le baisse en grade juste pour le fun. Du côté des méchants, L’Empereur le Supreme Leader Snoke est en criss après Hux, qui joue son rôle avec la subtilité et la nuance d’un Nazi dans Top Secret. Mais Hux révèle qu’il a une technologie qui lui permet de suivre la Rebellion Résistance.

Pendant ce temps, Lucie Skywalker Rey attend depuis deux ans que Luke Skywalker prenne le criss de lightsaber qu’elle lui tend à la fin de The Force Awakens. Luke, ne ratant pas une occasion de sacrifier la tension dramatique au profit d’une joke poche, crisse le lightsaber par-dessus son épaule. S’ensuit une séquence où on apprend que Luke est rendu un vieux désagréable qui ne veut rien savoir d’un autre criss de film de Star Wars, devenant par le fait même mon héros personnel. Chewbacca vient lui donner un char de marde, mais Luke continue à faire sa tête de cochon. Bien entendu, il aurait pu dire oui tout de suite, mais on n’aurait pas eu de film, right?

Parlant de décision épaisse sans quoi on n’aurait pas de film, c’est le temps de présenter l’histoire sans queue ni tête qui sert de trame principale. Apparamment que le vaisseau de la Rebellion Résistance doit continuellement utiliser du gaz pour avancer même s’ils sont dans l’espace (fuck you Newton!), question qu’on aille un décompte arbitraire pendant qu’Edgar Allan Poe Dameron et son ami le Stormtrooper peureux partent en aventure. Et parce que Damien aime pas ça quand Edgar Allan Poe Dameron se chicane avec la Princesse Leia, le film met la Princesse Leia dans le coma et la remplace par une féministe aux cheveux mauves vu que ça fait tellement capoter Damien le gros vierge depuis qu’il a joint la Meute sur Facebook.

Le Stormtrooper peureux, réalisant qu’il est pogné dans un film de marde, essaie de se sauver, mais il se fait arrêter par une petite grosse qui trippe sur lui. Les deux discutent avec Edgar Allan Poe Dameron et réalisent que s’ils ne font rien, le film va finir sans que personne ne meurt. Ils décident donc de partir à l’aventure sur une planète casino. Sérieux, là. Si Edgar Allan Poe Dameron, la petite grosse et le Stormtrooper peureux avaient passé les deux prochaines heures à jouer à touche-pipi, PERSONNE DE LA REBELLION RÉSISTANCE NE SERAIT MORT.

Pendant ce temps, Rey et le Darth Vader emo découvrent que la Force a une fonction “chat”. S’ensuit des longues séquences plates sur la planète de Luke Skywalker où on apprend que 1) Luke veut mettre fin aux Jedi, 2) que le Darth Vader emo a des bonnes raisons d’être en criss après lui parce que Luke, le gars qui a vu du bien en son père même s’il a tué des millions d’innocents ne voit aucune raison de laisser une chance à son criss de neveu et a décidé de l’abattre dans son sommeil, et 3) Rey a l’air de tripper un peu trop sur le Côté obscur.

Et dire que vous pensiez que les Porgs allaient être la pire affaire du film…

Pendant ce temps, avec la flotte de la Rebellion Résistance en péril, le Stormtrooper peureux et la petite grosse partent en aventure sur une planète casino remplie de bibittes en CGI mal chié, où ils rencontrent Benicio del Toro dans le rôle d’un bègue sur la coke.

Je vous épargne la prochaine heure parce qu’il ne se passe rien. (C’est ben pour dire, j’ai jamais même dit ça pour Revenge of the Sith.) Le film nous ressort Yoda, nous démontrant en une scène à quel point le CGI dans le reste du film est sans âme comparé à une marionette vieille de 34 ans. Anyway le Stormtrooper peureux et la petite grosse reviennent avec Bèguenicio, et Rey câlisse son camp pour aller necker avec Emo Vader. Edgar Allan Poe Dameron découvre que sa boss féministe a un plan de marde, et elle, au lieu de lui FUCKING EXPLIQUER CALMEMENT SON PLAN, lui dit de fermer sa yeule, l’inspirant à se dire “FUCK LES FEMMES AU POUVOIR CÂLISSE MAKE LA REBELLION GREAT AGAIN” et à commettre un geste de trahison.

Rey rencontre Emo Vader qui, visiblement inspiré par son grand-père, décide de la présenter à l’Empereur au Supreme Leader. Snoke, comme un épais, lui dit de tuer Rey, alors évidemment Emo Vader lui fait un gros fuck you avec son lightsaber à travers le corps. S’ensuit une bataille où Rey et Emo Vader combattent du même côté. C’est cool, non? Malheureusement, Emo Vader décide de dire “join me” à Rey, qui accepte en se disant qu’elle va pouvoir contrebalancer les tendances sadiques de son chum et mettre fin à un conflit sanglant. Haha, c’t’une joke. Elle lui dit “FUCK YOU MAN” pis ils se chicanent encore. Vous pensiez sérieusement que le film allait finir autrement qu’avec une bataille entre le Bien et le Mal? Hostie que vous êtes naïfs.

Les gardes de Snoke, conçus pour rendre la vie plus facile aux modeleurs de jouets chinois.

Parce qu’il est là, le problème avec les Star Wars post-Disney. Disney n’est pas en business pour raconter des histoires; ils bâtissent des montagnes russes. Ils bâtissent des expériences pleines de hauts, de bas et de rebondissements, mais au final ils te ramènent au point de départ parce que tout changement de parcours mettrait en péril leurs hosties de “franchises”. C’est l’fun, une montagne russe, remarquez. On a l’impression d’en avoir pour son argent. Mais ça se réécoute très mal et ça s’oublie très, très vite. Ce qui fait que Star Wars est mémorable 34 ans plus tard, c’est que les personnages sont inspirants et l’histoire, quoique simple, tient la route. Si The Last Jedi n’était pas bâti sur le dos de la trilogie originale et des personnages mémorables de The Force Awakens, on l’aurait tous oublié d’ici six mois.

Et oui, Damien, ça s’applique aussi à tes criss de films de Marvel.

Anyway. L’Empire le First Order détruit les vaisseaux de la Rebellion Résistance un par un parce que le Stormtrooper peureux et la petite grosse ont été assez cons pour faire confiance à Bèguenicio del Toro. Pendant ce temps, Rey et Emo Vader se chicanent pour un lightsaber. La générale féministe pogne les nerfs et part son vaisseau en hyperespace drette dans la face du gros vaisseau de l’Empire du First Order, ce qui permet au Stormtrooper peureux de se battre dans un duel plate contre la Stormtrooper chromée dont on se câlisse tous. Tout le monde rentre à la base et la Princesse Leia décide qu’Edgar Allan Poe Dameron a trop un beau cul pour qu’elle le fasse abattre sur le champ pour avoir tué la moitié de sa flotte avec ses actes imbéciles.

FIN.

Haha, c’t’une joke. Certes, ça aurait été le moment parfait pour conclure vu qu’on vient de passer le point culminant du troisième acte, mais ce film est une montagne russe, remember? Il nous reste encore du budget en CGI pour une autre demi-heure inutile.

Nous sommes maintenant sur une planète de sel, ce que nous savons parce qu’un gars pas rapport goûte au sol et nous dit, “TIENS, MAIS C’EST DU SEL, SAPERLIPOPETTE!” (Merci, focus group!) L’Empire Le First Order approche avec des AT-AT, mais c’est pas une copie de Empire Strikes Back, les gars, C’EST UNE PLANÈTE DE SEL REMEMBER? Emo Vader sort ENCORE UNE HOSTIE DE VERSION DE LA DEATH STAR, cette fois-ci sur roulettes, alors le Stormtrooper peureux, qui n’en peut plus des Death Stars, décide d’en finir avec la vie et fonce direct dedans. Il est sauvé in extremis par la petite grosse qui lui dit “NON! TU AS ENCORE DES JOUETS À VENDRE, STORMTROOPER PEUREUX, JE T’AIME!”

On aurait dû demander au goûteur de nous dire pourquoi le sel est rouge sous la surface.

S’ensuit la scène la plus cool du film, où Luke Skywalker apparaît de nulle part avec une nouvelle coupe de cheveux. Emo Vader pogne les nerfs. “TIREZ DESSUSSE AVEC TOUS LES FUCKING GUNS POSSIBLES TABARNAK!!!” mais Luke est indemne. C’est l’heure du duel entre l’élève et le maître, ce qui donne le temps au reste de la Rebellion Résistance de se sauver par la porte d’en arrière.

Après un combat épique, Luke, qui ne s’est pas vraiment fait couper les cheveux finalement, est toujours sur sa planète. Il est sain et sauf, mais il se dit “AH PIS JE SUIS TANNÉ DES HOSTIES DE NIAISERIES DE STAR WARS, HARRISON FORD AVAIT RAISON” et il meurt sans criss de raison. Après tout, Mark Hamill est vieux, et ça serait vraiment poche s’il mourrait avant l’épisode IX alors que son personnage est encore en vie, right?

Oops.

Faque c’est là que le film se termine, plus ou moins. Des tonnes de rebondissements, mais au final la Rebellion Résistance est toujours là, l’Empire le First Order est toujours là, Emo Vader est toujours méchant et Rey va devenir une Jedi. Rien n’a vraiment changé parce que Star Wars est une vache à lait et ils vont vous sortir des épisodes aux deux ans jusqu’à ce que vos petits-petits-enfants s’écoeurent. Et encore.

On dira ce qu’on voudra sur les prequels, au moins Lucas a essayé de raconter une histoire originale. Il aurait fait une meilleure job en chiant direct sur la pellicule, mais au moins il a essayé. Disney, eux, s’en câlissent de l’histoire ou de l’originalité. Si vous n’êtes pas d’accord, réécoutez The Last Jedi dans six mois et dites-moi si ça a bien vieilli.

Je vous gage un brun que ça aura vieilli aussi mal que les shorts de C3P0 du gros Damien.

Critique instantanée : Before Midnight (2013)

Friday 28 June 2013

migp
Vous croyez que votre femme a du caractère?

Cote du Webzine : RECORD

Résumé en une phrase : Les aventures de Céline et Jesse aboutissent dans une chambre d’hôtel où ils affrontent le quotidien.

Je ne veux pas voler le punch, mais : On apprend enfin ce qui arrive quand les protagonistes de Linklater arrêtent de marcher. Ils se chicanent.

Moment cool : Le parallèle créé entre le jeune couple, à l’autre bout de la table, qui vit une histoire similaire à Céline et Jesse mais avec le support du sexting. Ça date poétiquement Before Sunrise. 

Citation du film : « You are the mayor of Crazytown, do you know that? » – Jesse, qui a réussi à transformer son insécurité en arrogance en l’espace de 18 ans.

Surprise du film : L’histoire d’amour de Before Sunrise et Before Sunset était tellement intime qu’on pouvait difficilement imaginer l’introduction de nouveaux personnages qui gravitent autour du couple. Non seulement l’intégration du fils de Jesse et des jumelles Nina et Ella est réussie, elle nous donne envie de voir une série télévisée qui étudie leur dynamique à ABC Family.

Surmontez la prétention : Sérieusement. Le film est rempli de dialogue qui peut sonner faux et calculé mais je vous jure qu’il vous fera oublier de cligner des yeux.

migp
Tu vois, Hollywood, un peu de diversité culturelle

non-stéréotypée, ça peut être divertissant…

Leçon utile : Si votre femme a les seins nus et qu’elle analyse votre couple à voix haute, c’est probablement une astuce pour vous manipuler.

Leçon de scénarisation : Techniquement, le film est composé à 90% d’exposition, un procédé qui permet au public de se situer dans l’univers du film en sauvant du temps. D’habitude, ce rôle est confié à un personnage secondaire (ex : Ellen Page dans Inception) qui explique tout ce qui s’est passé avant le film et ce qui s’y passe pendant. Ce qui est normalement un des aspects les plus irritants du cinéma devient une astuce de scénariste pour exposer les défauts et les qualités des personnages sans qu’on y réfléchisse une minute. Écoutez une comédie romantique de Matthew McConaughey pour un excellent contre-exemple.

Le Webzine recommande : This is 40 (2012), Once (2006) et Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004)

Critique instantanée : Observe and Report (2009)

Friday 28 June 2013

migp
Cet homme nu menace la sécurité du mail.
Sérieusement, c’est l’intrigue principale du film.

COTE : PLAY

Résumé en une phrase: Paul Blart prend des stéroïdes et prend la forme d’un Angry White Male pour faire tout le contraire de ce qu’on attend de lui; provoquer divertissement et réflexion.

Résumé en une phrase #2: Jody Hill et Warner Brothers expérimentent avec un personnage qui ne vendra jamais une tasse à café chez Wall-Mart.

Citation externe : “There’s a faux-controversy over whether Ronnie rapes her. Whatever. I can’t wait to see what their kid looks like. It’s going to look like America.” – Hunter Stephenson, de Slashfilmcast, à propos de la scène de sexe controversée.

Moment brave : Contre toute attente, Ronnie se défend plutôt bien à mains nues. Assez pour qu’on le soupçonne d’avoir pris quelques cours de Tae Kwon Doe chez Fred Simmons.

Hommage excessif : Aux préposées extra-terrestres qui vendent du maquillage à pression dans les centres d’achats. Je comprends que ça sert le pathétique du film, mais ça alimente le mythe qu’elles sont utiles.

Moment cool : Ray Liotta, qui nous rappelle pourquoi on déteste l’aimer et pourquoi on adore le détester.

Analysée différenciée selon les sexes : Autant Ronnie cherche désespérément un modèle sur lequel se baser pour réussir sa vie, autant Brandi se contente d’émuler tous les modèles que la société lui envoie par la gueule. C’est peut-être ce qui rend leur dialogue de sourds aussi intriguant.

Remarque de l’initié : Si vous ne comprenez pas qu’un film avec une distribution aussi « grand public » ait réussi à s’en sortir avec un sujet aussi sombre et inaccessible, rassurez-vous! Une version beaucoup plus légère a été montée par Jody Hill à la demande de Warner Brothers. Celle-ci ayant été jugée trop mauvaise, nous avons eu droit à la version du réalisateur sans avoir à attendre le DVD. Merci, focus group #232!

Ok, je me lance : Ce film est un polaroïd efficace de la situation du mâle américain qui absorbe les messages contradictoires véhiculés par les médias. Pour le gars moyen qui réussit tout moyennement, il n’y a pas de gabarit pour la victoire. Ça rend l’histoire de Ronnie, tout comme celle des autres héros de Jody Hill, merveilleusement tragique.

Le Webzine recommande : The Foot Fist Way (2006) et East Bound & Down (2009).

Critique instantanée : Mission: Impossible – Ghost Protocol (2011)

Friday 28 June 2013

migp
“Ouin. C’était pas l’idée du siècle, trois
assiettes de 
binnes au lard d’affilée…”

Cote du Webzine : PLAY

Résumé en une phrase : Coupés du IMF, Tom Cruise et son équipe doivent accomplir leur mission avec seulement $5 milliards en gadgets dernier cri.

Moment cool : Tom Cruise qui, espérant descendre le plus rapidement possible, attache sa ceinture avec de pogner une drop de 100 mètres dans un char. C’est crédible et ingénieux à la fois.

Moment moins cool : Le suit magnétique de Hawkeye qui est sensé le faire léviter comme une balloune alors qu’un Wall-E pas de tête le guide en dessous. J’ai comme l’impression que c’était Tom Cruise qui s’en servait dans une version antérieure du script, mais il a trouvé ça tellement poche qu’il a refilé ça a Hawkeye à la place. Parce que tsé, c’est Hawkeye.

Joke de huge à Morp : Morp, sa blonde emprunte les gants à Tom Cruise pour le branler.

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“Par le Thétan, faites que je sois
pas dans le moment gay…”

Moment gay : Hawkeye: “Next time, I get to seduce the rich guy.” Criss, c’est vrai, ça! Pourquoi c’est toujours la pitoune qui doit faire la séduction? (Seule exception qui me vienne en tête, Sterling Archer qui crouze un agent Cubain dans la 1e saison de Archer. Allez voir.)

Parlant de Archer, citation pas rapport que je ne peux pas m’empêcher de partager parce que je la ris encore : “JUST THE TIP!!”

Moment cave : On est sensés de croire que parce que le Kremlin a été bombardé, les Russes ne vont pas se précipiter pour retrouver les codes de lancement de missiles nucléaires, ou dumoins ORDONNER À TOUS LES SOUS-MARINS NUCLÉAIRES DE LA FLOTTE de ne pas faire feu tant qu’ils auront pas retrouver la crisse de mallette.

Citation du film : Tom Cruise qui gueule “MISSION ACCOMPLISHED!” avant de peser sur le gros piton rouge. Messieurs, vous avez votre nouvelle citation à gueuler au moment de l’orgasme.

Mieux encore : Criez “MISSION ACCOMPLISHED!” un peu avant l’orgasme de votre partenaire, puis faite la face piteuse de Tom Cruise quand vous réalisez que ça lui a coupé son élan.

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“POURQUOI J’AI PAS PRIS DU BEANOOOO!!”

Leçon utile : Votre police d’assurance automobile ne couvre pas une drop volontaire de 100 mètres. C’est un pensez-y bien, si jamais vous êtes pressés de descendre du top du parking à étages.

Impressionnez vos amis : La séquence où Tom Cruise et son équipe orchestrent deux échanges simultanés de codes nucléaires au Burj Dubai est une reproduction dans la vie réelle d’une technique de hacking appelée attaque de l’homme du milieu. Sauf que dans la vraie vie, ça n’implique pas de plantureuse assassine blonde, mais des ados boutonneux qui essaient de pogner votre numéro de carte de crédit pour se payer du gold dans Warcraft.

Inquiétez vos parents : Ressortez votre vieux Nintendo Power Glove et essayez d’escalader le mur du salon comme un cave.

Remake porno suggéré : Pas sûr du titre, mais ça impliquerait à coup sûr que le sosie porno de Tom Cruise travaille pour le MILF.

Remarque post-satirique : Un blockbuster satisfaisant, avec des scènes d’action claires, enlevantes, bien filmées, et intéressantes. Les scènes à l’extérieur du Burj Dubai étaient à couper le souffle. Une transition de l’animation au cinéma d’action très réussie pour le réalisateur Brad Bird.

Le Webzine recommande : Skyfall (2012), The Incredibles (2004), également de Brad Bird

Note à Flop : Enweille din favoris.

Critique instantanée : Man of Steel (2013)

Saturday 15 June 2013

Man of Steel
Le symbole kryptonien pour “grosse bite”.

Résumé en une phrase : Un valeureux général, prêt à tout pour sauver son peuple, se retrouve confronté à un ado hormonal et récalcitrant.

Moment cool : Général Zod pogne un satellite de Wayne Enterprise et le crisse par la tête à Superman.

Moment hétéro : Faora, la chick qui pète la gueule plus vite que son ombre. Mon érection était terrifiée.

Moment gay : Les capsules qui transportent Général Zod et ses troupes vers l’espèce de vaisseau-prison avaient l’air de dildos. Incluant les couilles, hostie.

Moment cave : “Faque pour vous punir, on va vous envoyer dans l’espace assez loin de Krypton, comme ça quand la planète va péter vous allez être les derniers survivants. Nous, on va rester icitte parce que ça a l’air qu’on est trop cons pour se bâtir un vaisseau spatial. Tigidou.”

Moment pas crédible : Superman est pas assez fort pour forcer Zod à détourner la tête et l’empêcher de tuer quelques innocents avec sa vision-laser, mais il est capable de lui briser la nuque?!

Moment marketing : J’ai jamais vu un IHOP être aussi heureux de se faire scrapper dans une bataille de superhéros. Le 7-Eleven avait l’air pas mal content aussi.

Man of Steel 2
Le salon de coiffure portable, une autre
innovation de Vidal Sassoon.

Citation du film : Ouf, c’était pas un film à citations. Mettons que j’ai bien aimé le “YOU ARE NOT ALONE” qui annonce l’arrivé de Zod sur Terre.

Leçon utile : Si vous avez un talent unique, c’est préférable de laisser votre père crever pour sauver le chien, plutôt que de risquer de faire les nouvelles TVA.

Inquiétez vos amis : Lorsque vous toussez, expliquez qu’il s’agit des effets gravitationnels d’une machine vouée à terraformer la Terre.

Impressionnez vos amis : À part pour ses élans génocidaires, le Général Zod est clairement le héros du film. Il est prêt à tout pour sauver Krypton, quitte à devoir déposer militairement un conseil qui a mené une planète entière au bord du gouffre. Tous ses efforts ont pour but de faire renaître sa civilisation perdue. Et que fait Superman? Il EXTERMINE SA PROPRE ESPÈCE, soit disant parce qu’elle a “déjà eu sa chance”. Lorsqu’il tue Général Zod, il extermine ainsi le dernier Kryptonien à part lui-même à avoir survécu à l’extermination d’une civilisation vieille de 200 000 ans.

Remake porno suggéré : Meat of Steel

Remarque post-satirique : Cinématographie superbe, et scènes d’action qui établissent un nouveau standard de puissance et de vitesse. Malgré ça, l’histoire est botchée, avec un ramassis de flashbacks et un timing à l’emporte pièce. Man of Steel n’a ni le sens de l’aventure de The Avengers, ni l’arc dramatique d’un Batman Begins. Probablement assez bon pour relancer une franchise, mais on s’ennuie de Christopher Reeves.

Le Webzine recommande : Batman Begins (2005), Superman II (1980)