Archive de la catégorie ‘film‘

Le Débile plante “The Last Jedi”

Saturday 23 December 2017

 

(NDLR : on a essayé, en vain, d’expliquer au Débile que le Webzine a fermé ses portes en 2013, mais voilà, il nous a quand même fait parvenir ses notes gribouillées sur des feuilles de cartable. On vous laisse le soin de juger si son état mental a progressé ou pas.)

“It’s time for the Jedi to end”, dit Luke Skywalker dans la bande annonce de The Last Jedi. Criss qu’il a raison. Malheureusement, les Jedi appartiennent maintenant à Disney, et Disney ne va pas laisser mourir Star Wars sans enculer le cadavre avec vos larmes de fanboys comme lubrifiant.

The Last Jedi commence avec un texte défilant. C’est la chose la moins surprenante de l’histoire du cinéma, sauf que ça empêche pas Damien le gros nerd obsessif-compulsif de venir dans ses shorts de C3P0. On y apprend que l’Empire le First Order est sur les traces de la Rebellion la Résistance, et que leur seul espoir est Luke Skywalker Luke Skywalker. Bref, même si les discussions d’embargos économiques dans l’Épisode I étaient plates à se flinguer une gosse, au moins elles étaient pas chiées par un focus group payé en casquettes de Mickey Mouse.

Allez hop, on commence avec une bataille spatiale! (Merci focus group!) On y apprend que Edgar Allan Poe Dameron est tellement hot qu’il est capable de détruire les systèmes de défense du plus gros vaisseau de l’Empire du First Order à lui tout seul, mais comme c’est un sacré rebelle, il se chicane avec la Princesse Leia. (Je sais qu’elle est rendue une général, fuck off Damien.) Edgar Allan Poe Dameron veut à tout prix détruire le criss de gros vaisseau, mais la Princesse Leia est genre “C’est un ordre câlisse” pis Edgar Allan Poe Dameron est genre “Fuck tes ordres!” et la Princesse Leia répond “Ok d’abord je t’envoie des bombardiers mais ils vont voler super-proches l’un de l’autre faque si un d’eux se faire tirer ils vont tous exploser pis ça va être ta câlisse de faute.” C’est bien entendu ce qui se passe, mais pas avant qu’on voit une brave pilote mourir en nous montrant son collier qui va sûrement revenir plus tard dans le film.

Edgar Allan Poe Dameron se sauvant de ses responsabilités.

De retour sur le vaisseau principal, la Princesse Leia fait exécuter Edgar Allan Poe Dameron pour avoir désobéi aux ordres. Haha, c’t’une joke, elle le remercie pour avoir détruit un criss de gros vaisseau. Haha, c’t’une joke, elle le baisse en grade juste pour le fun. Du côté des méchants, L’Empereur le Supreme Leader Snoke est en criss après Hux, qui joue son rôle avec la subtilité et la nuance d’un Nazi dans Top Secret. Mais Hux révèle qu’il a une technologie qui lui permet de suivre la Rebellion Résistance.

Pendant ce temps, Lucie Skywalker Rey attend depuis deux ans que Luke Skywalker prenne le criss de lightsaber qu’elle lui tend à la fin de The Force Awakens. Luke, ne ratant pas une occasion de sacrifier la tension dramatique au profit d’une joke poche, crisse le lightsaber par-dessus son épaule. S’ensuit une séquence où on apprend que Luke est rendu un vieux désagréable qui ne veut rien savoir d’un autre criss de film de Star Wars, devenant par le fait même mon héros personnel. Chewbacca vient lui donner un char de marde, mais Luke continue à faire sa tête de cochon. Bien entendu, il aurait pu dire oui tout de suite, mais on n’aurait pas eu de film, right?

Parlant de décision épaisse sans quoi on n’aurait pas de film, c’est le temps de présenter l’histoire sans queue ni tête qui sert de trame principale. Apparamment que le vaisseau de la Rebellion Résistance doit continuellement utiliser du gaz pour avancer même s’ils sont dans l’espace (fuck you Newton!), question qu’on aille un décompte arbitraire pendant qu’Edgar Allan Poe Dameron et son ami le Stormtrooper peureux partent en aventure. Et parce que Damien aime pas ça quand Edgar Allan Poe Dameron se chicane avec la Princesse Leia, le film met la Princesse Leia dans le coma et la remplace par une féministe aux cheveux mauves vu que ça fait tellement capoter Damien le gros vierge depuis qu’il a joint la Meute sur Facebook.

Le Stormtrooper peureux, réalisant qu’il est pogné dans un film de marde, essaie de se sauver, mais il se fait arrêter par une petite grosse qui trippe sur lui. Les deux discutent avec Edgar Allan Poe Dameron et réalisent que s’ils ne font rien, le film va finir sans que personne ne meurt. Ils décident donc de partir à l’aventure sur une planète casino. Sérieux, là. Si Edgar Allan Poe Dameron, la petite grosse et le Stormtrooper peureux avaient passé les deux prochaines heures à jouer à touche-pipi, PERSONNE DE LA REBELLION RÉSISTANCE NE SERAIT MORT.

Pendant ce temps, Rey et le Darth Vader emo découvrent que la Force a une fonction “chat”. S’ensuit des longues séquences plates sur la planète de Luke Skywalker où on apprend que 1) Luke veut mettre fin aux Jedi, 2) que le Darth Vader emo a des bonnes raisons d’être en criss après lui parce que Luke, le gars qui a vu du bien en son père même s’il a tué des millions d’innocents ne voit aucune raison de laisser une chance à son criss de neveu et a décidé de l’abattre dans son sommeil, et 3) Rey a l’air de tripper un peu trop sur le Côté obscur.

Et dire que vous pensiez que les Porgs allaient être la pire affaire du film…

Pendant ce temps, avec la flotte de la Rebellion Résistance en péril, le Stormtrooper peureux et la petite grosse partent en aventure sur une planète casino remplie de bibittes en CGI mal chié, où ils rencontrent Benicio del Toro dans le rôle d’un bègue sur la coke.

Je vous épargne la prochaine heure parce qu’il ne se passe rien. (C’est ben pour dire, j’ai jamais même dit ça pour Revenge of the Sith.) Le film nous ressort Yoda, nous démontrant en une scène à quel point le CGI dans le reste du film est sans âme comparé à une marionette vieille de 34 ans. Anyway le Stormtrooper peureux et la petite grosse reviennent avec Bèguenicio, et Rey câlisse son camp pour aller necker avec Emo Vader. Edgar Allan Poe Dameron découvre que sa boss féministe a un plan de marde, et elle, au lieu de lui FUCKING EXPLIQUER CALMEMENT SON PLAN, lui dit de fermer sa yeule, l’inspirant à se dire “FUCK LES FEMMES AU POUVOIR CÂLISSE MAKE LA REBELLION GREAT AGAIN” et à commettre un geste de trahison.

Rey rencontre Emo Vader qui, visiblement inspiré par son grand-père, décide de la présenter à l’Empereur au Supreme Leader. Snoke, comme un épais, lui dit de tuer Rey, alors évidemment Emo Vader lui fait un gros fuck you avec son lightsaber à travers le corps. S’ensuit une bataille où Rey et Emo Vader combattent du même côté. C’est cool, non? Malheureusement, Emo Vader décide de dire “join me” à Rey, qui accepte en se disant qu’elle va pouvoir contrebalancer les tendances sadiques de son chum et mettre fin à un conflit sanglant. Haha, c’t’une joke. Elle lui dit “FUCK YOU MAN” pis ils se chicanent encore. Vous pensiez sérieusement que le film allait finir autrement qu’avec une bataille entre le Bien et le Mal? Hostie que vous êtes naïfs.

Les gardes de Snoke, conçus pour rendre la vie plus facile aux modeleurs de jouets chinois.

Parce qu’il est là, le problème avec les Star Wars post-Disney. Disney n’est pas en business pour raconter des histoires; ils bâtissent des montagnes russes. Ils bâtissent des expériences pleines de hauts, de bas et de rebondissements, mais au final ils te ramènent au point de départ parce que tout changement de parcours mettrait en péril leurs hosties de “franchises”. C’est l’fun, une montagne russe, remarquez. On a l’impression d’en avoir pour son argent. Mais ça se réécoute très mal et ça s’oublie très, très vite. Ce qui fait que Star Wars est mémorable 34 ans plus tard, c’est que les personnages sont inspirants et l’histoire, quoique simple, tient la route. Si The Last Jedi n’était pas bâti sur le dos de la trilogie originale et des personnages mémorables de The Force Awakens, on l’aurait tous oublié d’ici six mois.

Et oui, Damien, ça s’applique aussi à tes criss de films de Marvel.

Anyway. L’Empire le First Order détruit les vaisseaux de la Rebellion Résistance un par un parce que le Stormtrooper peureux et la petite grosse ont été assez cons pour faire confiance à Bèguenicio del Toro. Pendant ce temps, Rey et Emo Vader se chicanent pour un lightsaber. La générale féministe pogne les nerfs et part son vaisseau en hyperespace drette dans la face du gros vaisseau de l’Empire du First Order, ce qui permet au Stormtrooper peureux de se battre dans un duel plate contre la Stormtrooper chromée dont on se câlisse tous. Tout le monde rentre à la base et la Princesse Leia décide qu’Edgar Allan Poe Dameron a trop un beau cul pour qu’elle le fasse abattre sur le champ pour avoir tué la moitié de sa flotte avec ses actes imbéciles.

FIN.

Haha, c’t’une joke. Certes, ça aurait été le moment parfait pour conclure vu qu’on vient de passer le point culminant du troisième acte, mais ce film est une montagne russe, remember? Il nous reste encore du budget en CGI pour une autre demi-heure inutile.

Nous sommes maintenant sur une planète de sel, ce que nous savons parce qu’un gars pas rapport goûte au sol et nous dit, “TIENS, MAIS C’EST DU SEL, SAPERLIPOPETTE!” (Merci, focus group!) L’Empire Le First Order approche avec des AT-AT, mais c’est pas une copie de Empire Strikes Back, les gars, C’EST UNE PLANÈTE DE SEL REMEMBER? Emo Vader sort ENCORE UNE HOSTIE DE VERSION DE LA DEATH STAR, cette fois-ci sur roulettes, alors le Stormtrooper peureux, qui n’en peut plus des Death Stars, décide d’en finir avec la vie et fonce direct dedans. Il est sauvé in extremis par la petite grosse qui lui dit “NON! TU AS ENCORE DES JOUETS À VENDRE, STORMTROOPER PEUREUX, JE T’AIME!”

On aurait dû demander au goûteur de nous dire pourquoi le sel est rouge sous la surface.

S’ensuit la scène la plus cool du film, où Luke Skywalker apparaît de nulle part avec une nouvelle coupe de cheveux. Emo Vader pogne les nerfs. “TIREZ DESSUSSE AVEC TOUS LES FUCKING GUNS POSSIBLES TABARNAK!!!” mais Luke est indemne. C’est l’heure du duel entre l’élève et le maître, ce qui donne le temps au reste de la Rebellion Résistance de se sauver par la porte d’en arrière.

Après un combat épique, Luke, qui ne s’est pas vraiment fait couper les cheveux finalement, est toujours sur sa planète. Il est sain et sauf, mais il se dit “AH PIS JE SUIS TANNÉ DES HOSTIES DE NIAISERIES DE STAR WARS, HARRISON FORD AVAIT RAISON” et il meurt sans criss de raison. Après tout, Mark Hamill est vieux, et ça serait vraiment poche s’il mourrait avant l’épisode IX alors que son personnage est encore en vie, right?

Oops.

Faque c’est là que le film se termine, plus ou moins. Des tonnes de rebondissements, mais au final la Rebellion Résistance est toujours là, l’Empire le First Order est toujours là, Emo Vader est toujours méchant et Rey va devenir une Jedi. Rien n’a vraiment changé parce que Star Wars est une vache à lait et ils vont vous sortir des épisodes aux deux ans jusqu’à ce que vos petits-petits-enfants s’écoeurent. Et encore.

On dira ce qu’on voudra sur les prequels, au moins Lucas a essayé de raconter une histoire originale. Il aurait fait une meilleure job en chiant direct sur la pellicule, mais au moins il a essayé. Disney, eux, s’en câlissent de l’histoire ou de l’originalité. Si vous n’êtes pas d’accord, réécoutez The Last Jedi dans six mois et dites-moi si ça a bien vieilli.

Je vous gage un brun que ça aura vieilli aussi mal que les shorts de C3P0 du gros Damien.

Flashback! Le Débile plante Star Wars III

Friday 1 January 2016

(Chronique publiée à l’origine le 20 mai 2005.)

(NDLR : Le Débile, que nous croyions interné depuis la fermeture de Film! 1.0, nous a fait parvenir cette chronique sur 22 feuilles lignées 8.5×11 sans adresse de retour. Nous avons fait de notre mieux pour déchiffrer sa graphomanie, et avons pris soin de ne pas retranscrire les paragraphes de sacres sans ponctuation.)

Star Wars Episode III: Revenge of the Sith est nettement supérieur aux deux premiers épisodes. Mais c’est comme dire qu’on coup de pelle dans la face est infiniment supérieur à un coup de pied dans les gosse et un 2×4 dans le cul.

Une fois que Damien le gros nerd obsessif-compulsif a fini de se crosser devant le logo de Star Wars, on a droit aux paragraphes explicatifs. Le texte a le mérite de parler de guerre pis de pétage de yeules pour faire changement, au lieu d’embargos commerciaux comme dans les 2 premiers. Swell. Jusqu’ici tout va b… Oops, les images commencent.

Anakin et Obi-Wan participent à une grosse bataille spatiale. Les effets démontrent bien les millions que Lucas a crissés sur pellicule, mais la scène est représentative de toutes les scènes de combat (spatiaux ou autres) de la première trilogie : plus de bruit, plus d’effets, moins d’émotion. Anakin et Obi-Wan font face à la mort avec l’intensité et la passion d’un proctologue qui traite un ulcère du rectum.

Les deux se posent sur le vaisseau d’un robot qui tousse (hein?) Ils passent une couple de robots à la moulinette, démontrant que, incroyable mais vrai, il existe encore plus poche qu’un Stormtrooper. S’ensuit une suite de scènes d’action jetables, puis Anakin et Obi-Wan aboutissent devant Palpatine.

sw3-001Yoda démontre le pouvoir de Force ultime : la strangulation testiculaire à distance.

Count Dooku se pointe, et Lucas décide de faire exécuter à Christopher Lee, 83 ans, un saut CGI d’une crédibilité inégalée depuis la bataille des Agent Smith de Matrix Reloaded. Anakin et Obi-Wan décident de mettre en application une stratégie de combat démontrant toute la noblesse et l’honneur des chevaliers Jedi : le deux contre un.

Obi-Wan se fait écarter du combat juste à temps pour que Lucas puisse commencer à voler ses propres références en imitant la scène de Return of the Jedi où l’Empereur demande à Luke de tuer son père. Damien le gros nerd obsessif-compulsif est trop occupé à souiller ses bobettes pour se demander pourquoi, considérant ce qu’Anakin voit dans cette scène, il ne s’est pas retourné vers l’Empereur dans Return of the Jedi pour gueuler « Heille toé mon asti! Tu vas demander à Luke de me tuer, mon câlisse d’écoeurant!! »

Anakin, Palpatine et Obi-Wan réussissent à se sauver, et crashent le vaisseau du robot qui tousse sur une piste d’atterrissage. Ce faisant, Anakin tue quelques innocents pognés dans une tour de contrôle arrachée par le vaisseau, mais ça empêche pas Obi-Wan de faire des jokes dessus. Sacré Jedi!

Obi-Wan, non content de s’être fait sauver la peau par Anakin, le câlisse là pour aller prendre des vacances. Anakin en profite pour entretenir sa relation ultra-secrète avec Padme, en la rencontrant en plein jour dans un endroit public. Les deux s’inquiètent de tout perdre s’ils sont découverts, alors que c’est évident que tout le monde s’en câlisse. S’ensuit le premier de très nombreux dialogues d’amour, démontrant que le gros Lucas a autant de talent pour écrire une scène d’amour que Monseigneur Turcotte en a pour écrire une scène de double pénétration anale.

Palpatine explique à Anakin qu’il devra maintenant siéger sur le conseil des Jedi, alors qu’il n’a aucune autorité sur eux. Cela met Samuel Jackson en beau joualvert, et il fait un Maître Jedi de lui-même en humiliant Anakin devant le Conseil. Juste question de le faire chier comme il faut, Obi-Wan lui demande, après le Conseil, d’espionner son ami Palpatine.

Anakin et Palpatine se rencontrent dans un amphithéâtre, où le show consiste à regarder une criss de grosse boule d’eau pendant 2 heures pour voir qui va se retenir de pisser le plus longtemps. Palpatine lui raconte l’histoire d’un seigneur Sith, et Anakin a trop envie de pisser pour s’exclamer « Heille, coudonc! Comment tu sais ça que le seigneur Sith a été assassiné en pleine nuit par son apprenti à moins que… HOLY SHIT!! HEILLE TOUT LE MONDE!! PALPATINE EST UN SEIGNEUR SITH!! » Heille, avez-vous remarqué que « Sith » est un anagramme de « shit »?

Anakin, toujours soucieux de garder sa relation avec Padme secrète, lui rend visite dans son appartement et se tient sur le balcon tout d’un coup que quelqu’un les regarde avec des jumelles. Incidemment, Nathalie Portman est à son plus baisable dans cette scène, et Anakin a visiblement une queue de 12 pouces en érection considérant le peu de sang qu’il lui reste au cerveau pour trouver des répliques intelligentes.

sw3-009“Bukkakeeeeeeee!”

Yoda aide les Wookiees à se battre contre les robots poches sur Kashyyyk, démontrant que si Lucas avait mis des Wookiees à la place des Ewoks dans Return of the Jedi, ça aurait été ordinaire pareil. Pendant ce temps, Obi-Wan se fait donner une espèce de bibitte plumée qui crie comme Céline Dion sur l’hélium, et s’en va péter la yeule au robot qui tousse. (J’imagine que son antivirus était pas à jour.)

Le robot qui tousse (qui TOUSSE hostie!), ayant été assez gentil pour tenir son meeting dans une caverne à ciel ouvert, se fait interrompre par Obi-Wan. Obi-Wan se débarrasse assez rapidement des gros robots qui se battent avec des Q-tips géants. Il se tourne ensuite vers le robot qui tousse (non mais câlisse), et celui-ci sort 4 lightsabers. Il en fait tourner 2 comme les glowsticks d’un raver qui a abusé du Vicks. Obi-Wan lui pête la yeule quand même. Le robot arrête de tousser.

Pendant ce temps, Anakin se fait expliquer encore une fois que Palpatine est un seigneur Sith. Il finit par allumer, 3 films en retard sur le public, et s’exclame « OMFG WTF?!?!???!!!?? » Il va de ce pas stooler Palpatine à Samuel Jackson. Samuel, malgré qu’il ait senti le Côté obscur autour de Palpatine par le passé, prouve que la connerie se transmet de maître à apprenti dans l’Ordre Jedi. Il décide qu’il a pas assez humilié Anakin, et lui dit que même si les preuves pointent TOUTES vers Palpatine, il le truste toujours pas, motherfucker.

Samuel Jackson arrive au bureau de Palpatine avec 4 Jedi. Palpatine fait l’innocent, mais Samuel lui dit de fermer sa gueule. Palpatine pogne les nerfs, et empoigne son sabre-laser, fait 14 vrilles dans les airs du haut de ses 61 ans, et s’écrie « SI YODA PEUT SAUTER PARTOUT COMME UN MACAQUE, MOI AUSSI!! » Les 4 Jedi sont tellement surpris qu’ils en oublient quelques détails pas importants, comme BLOQUER quand on te câlisse un coup de lightsaber.

Au même moment, Anakin, sentant une érection venir en pensant à Padme, finit par se dire que ça vaut peut-être la peine de trahir son Ordre au complet si c’est pour s’assurer qu’il puisse baiser Nathalie Portman pour les 30 années à venir. Il arrive juste à temps au bureau de Palpatine pour entendre Samuel Jackson beugler, « FUCK LE CODE JEDI! FUCK LA JUSTICE! JE VAIS TE FAIRE LA PEAU DRETTE LÀ MOTHERFUCKER!!! » Palpatine essaie ses fameux éclairs, mais Samuel lui rebondit ça dans la face. Palpatine, avec sa tête de cochon, continue de faire aller ses éclairs, ce qui lui vaut une chirurgie plastique instantanée qui le transforme en être démoniaque aux pupilles jaunes. Et dire que tout ce que ça a fait sortir de Luke, c’était de la boucane.

sw3-007Comment Darth Vader inventa le design du TIE Fighter

Anakin en peut plus, et coupe ‘accidentellement’ les deux bras de Samuel Jackson, qui braille comme un veau. Palpatine ressort ses éclairs et s’en débarrasse promptement. S’ensuit un moment dramatique où Anakin réalise ce qu’il vient de faire, puis hausse les épaules et décide de jurer fidélité au gars démoniaque en face de lui. Palpatine le récompense en lui donnant un nom pas mal moins fif qu’Anakin : Darth Vader.

Darth Vader quitte, et Palpatine appelle tous les Stormtroopers en leur donnant l’ordre de tuer tous les Jedi. Les Stormtroopers, qui se sont battus aux côtés des Jedi depuis un film et demi, se disent « Ah, what the hell » et assassinent froidement les Jedi sans se poser de questions. Pendant ce temps, Darth Vader va chercher les jeunes Jedi au temple, et pour l’amour de sa femme et de son enfant à naître, ABAT AU LIGHTSABER 20 JEUNES ENFANTS SANS DÉFENSE.

Obi-Wan se fait tirer dessus, et malgré qu’il puisse sauter comme un acrobate du Cirque du Soleil, est incapable de sauter sur la roche après laquelle il s’agrippe. Il tombe. Yoda, ayant lui-même échappé à la mort, quitte la planète des Wookiees, mais pas avant que Lucas ait pris la peine de SCRAPPER CHEWBACCA en le présentant comme l’ami de Yoda et l’avoir fait BRAILLER COMME UNE FILLETTE quand Yoda s’en va. NON MAIS CÂLISSE, CHEWBACCA ARRACHE DES BRAS DE ROBOTS QUI LE BATTENT AUX ÉCHECS, C’EST PAS UN AMI DE YODA!!!

Yoda et Obi-Wan, ayant échappé à la mort, se rejoignent et décident que la meilleure place à aller, c’est sur Coruscant, afin de désactiver un piège tendu aux Jedi qui restent (à noter qu’il en reste aucun, et que cet acte ne sauve la vie de personne.) En voyant les cadavres d’enfants, Obi-Wan rend honneur à Samuel Jackson en s’écriant « TIENS DONC! QUI A BIEN PU FAIRE UNE CHOSE PAREILLE, SAPRISTI DE SACREBLEU? »

sw3-006“Ah, câlisse, Ki-Adi-Mundi!! J’ai déjà dit de pas venir en meeting quand t’as le crâne en érection!”

Obi-Wan, dans un éclair de génie, décide de consulter les archives vidéos, et réalise que Palpatine est trop épais pour fermer les caméras avant d’agir en gros méchant. Obi-Wan tombe en plein sur la scène où Palpatine ordonne à Darth Vader d’aller buter quelques personnages secondaires. Il décide qu’il en a vu assez, au lieu de PRENDRE LE TAPE ET SE RENDRE EN COURANT AU SÉNAT POUR CONVAINCRE TOUT LE MONDE, EMPÊCHANT LA FORMATION DE L’EMPIRE. Ils décident plutôt d’aller tuer Palpatine et Darth Vader.

Palpatine, avec son nouveau look « Suppôt de Satan », et habillé de la soutane de Benoît XVI, explique au Sénat, sans aucune preuve à l’appui, qu’il a tué tous les Jedi parce qu’ils ont décidé de trahir la République après quelque siècles à avoir agit sans reproche. Il décide ensuite que le nom « République » fait pas mal fifi, et se proclame Empereur. Le Sénat au complet décide de l’applaudir sans aucune raison. Padme utilise les mots ‘liberty’ et ‘democracy’, pour que tous comprennent que Lucas aime pas George W. Bush.

Non content d’avoir assassiné des enfants, Darth Vader se dit que les chances sont faibles qu’il trouve une autre jeune fille qui aime la sodomie vigoureuse, et part assassiner un gouvernement au complet sur une planète volcanique quelconque. Obi-Wan passe voir Padme, qui décide de partir après Anakin. Elle ne remarque pas Obi-Wan, qui marche 3 pas derrière elle et qui se cache dans un garde-robe ou une toilette, je me rappelle plus.

Padme arrive sur la planète volcanique. Elle a une discussion houleuse avec Darth Vader, qui décide de lui prouver son amour en l’étranglant à distance. Obi-Wan s’interpose, et les deux commencent à se battre. Le combat commence de façon intense et personnelle, mais Lucas se rappelle qu’il lui reste quelques millions à claquer, alors termine le tout en séquence d’aérosurfing sur de la lave.

Yoda part affronter Palpatine, et recommence à sauter partout comme un macaque. L’Empereur lui pête promptement la gueule. Yoda, voyant comment le combat tourne, se dit à lui-même « HOSTIE DE CÂLISSE DE TABARNAK!! YÉ BEN FORT C’T’HOSTIE-LÀ! FUCK LA RÉPUBLIQUE!!! JE M’EN VAIS ME CACHER!!! DÉSOLÉ LES GARS!!!! » Il se sauve comme un hostie de couillon après avoir visiblement pissé dans ses culottes.

Pendant ce temps, la séquence de surf se termine avec Obi-Wan à deux pouces de plus haut que Darth Vader. Obi-Wan, fin psychologue, bullshitte Darth Vader en lui disant, « HEILLE, MAN, T’AS PERDU, CHÈCKE, JE SUIS PLUS HAUT QUE TOÉ!!!! » Darth Vader réplique, genre, « EUH, RAPPORT, MAN! » Il saute, mais un doute affreux le prend et Obi-Wan lui coupe les deux jambes et le bras. Dans une scène touchante, il dit à Darth Vader, « MAN, HOSTIE, J’T’AIMAIS, TSÉ!! » et puis s’en va, laissant son ancien meilleur ami AGONISER ET POGNER EN FEU SUR LE BORD D’UN VOLCAN EN ERUPTION.

sw3-008“T’essaieras de pas avoir l’air fou après t’être endormi la face sur une grille de barbecue!”

Heureusement pour Darth Vader, Palpatine, à des années-lumières de là, devine que Vader est en train de manger une volée. Il embarque dans une navette, et se TÉLÉPORTE INSTANTANÉMENT À L’AUTRE BOUT DE LA GALAXIE, juste à temps pour trouver Darth Vader encore vivant sur le bord de la lave.

Pendant que Darth Vader se fait rebâtir un nouveau corps, Padme accouche de jumeaux après 3 semaines à être enceinte. Les docteurs nous apprennent que malgré la naissance de deux enfants, Padme SE MEURT PARCE QU’ELLE A PERDU GOÛT À LA VIE. Avant de claquer, elle prend la peine de nommer les deux jumeaux Luke et Leia, juste pour être certain que si jamais quelqu’un écoute pour la première fois les six Star Wars en ligne, IL SE FASSE SCRAPPER LES DEUX PLUS GROS PUNCHS DES DEUX DERNIERS FILMS.

Darth Vader finit de se faire bâtir, et se lève de la table d’opération. Les premiers mots de Palpatine au vrai Darth Vader sont « ALLO? DARTH VADER, M’ENTENDS-TU? TESTING 1-2!? » Les premières paroles prononcées par le plus grand vilain de l’histoire du cinéma sont « HEILLE, MAN, MA CHICK EST-TU CORRECTE?! » Palpatine lui ment en disant qu’il l’a tuée lâchement. Darth Vader lève les bras au ciel, et s’écrit comme un bonhomme de dessins animés japonais, « NOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!! »

La Galaxie au complet, réalisant qu’ils sont plus dans une République, décident qu’il est temps de changer de mode pour du linge des années 70. Bébé Leia se fait déposer sur Alderaan, et bébé Luke finit chez son oncle adoptif, DANS LA FAMILLE DE DARTH VADER SUR SA PLANÈTE NATALE, après qu’Obi-Wan leur ait rappelé de bien encourager Luke à vouloir joindre l’Académie de l’Empire quand il va être en âge de devenir un rebelle.

Darth Vader, avec 30 livres en moins, et se déplaçant visiblement comme Hayden Christensen au lieu du gars dans le suit original, rejoint l’Empereur sur un Star Destroyer. Ils regardent le début de construction de la Death Star, question que Damien le gros nerd obsessif-compulsif puisse souiller ses bobettes une dernière fois.

FIN

P.S. : Merci pour la deuxième trilogie, George. Maintenant, tu peux aller faire des films en dehors de l’univers de Star Wars, question qu’on puisse enfin s’en câlisser quand tu fais des films mauvais.

Demeurez accordés

Saturday 6 July 2013

Demeurez accordés

Critique instantanée : Before Midnight (2013)

Friday 28 June 2013

migp
Vous croyez que votre femme a du caractère?

Cote du Webzine : RECORD

Résumé en une phrase : Les aventures de Céline et Jesse aboutissent dans une chambre d’hôtel où ils affrontent le quotidien.

Je ne veux pas voler le punch, mais : On apprend enfin ce qui arrive quand les protagonistes de Linklater arrêtent de marcher. Ils se chicanent.

Moment cool : Le parallèle créé entre le jeune couple, à l’autre bout de la table, qui vit une histoire similaire à Céline et Jesse mais avec le support du sexting. Ça date poétiquement Before Sunrise. 

Citation du film : « You are the mayor of Crazytown, do you know that? » – Jesse, qui a réussi à transformer son insécurité en arrogance en l’espace de 18 ans.

Surprise du film : L’histoire d’amour de Before Sunrise et Before Sunset était tellement intime qu’on pouvait difficilement imaginer l’introduction de nouveaux personnages qui gravitent autour du couple. Non seulement l’intégration du fils de Jesse et des jumelles Nina et Ella est réussie, elle nous donne envie de voir une série télévisée qui étudie leur dynamique à ABC Family.

Surmontez la prétention : Sérieusement. Le film est rempli de dialogue qui peut sonner faux et calculé mais je vous jure qu’il vous fera oublier de cligner des yeux.

migp
Tu vois, Hollywood, un peu de diversité culturelle

non-stéréotypée, ça peut être divertissant…

Leçon utile : Si votre femme a les seins nus et qu’elle analyse votre couple à voix haute, c’est probablement une astuce pour vous manipuler.

Leçon de scénarisation : Techniquement, le film est composé à 90% d’exposition, un procédé qui permet au public de se situer dans l’univers du film en sauvant du temps. D’habitude, ce rôle est confié à un personnage secondaire (ex : Ellen Page dans Inception) qui explique tout ce qui s’est passé avant le film et ce qui s’y passe pendant. Ce qui est normalement un des aspects les plus irritants du cinéma devient une astuce de scénariste pour exposer les défauts et les qualités des personnages sans qu’on y réfléchisse une minute. Écoutez une comédie romantique de Matthew McConaughey pour un excellent contre-exemple.

Le Webzine recommande : This is 40 (2012), Once (2006) et Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004)

Critique instantanée : Observe and Report (2009)

Friday 28 June 2013

migp
Cet homme nu menace la sécurité du mail.
Sérieusement, c’est l’intrigue principale du film.

COTE : PLAY

Résumé en une phrase: Paul Blart prend des stéroïdes et prend la forme d’un Angry White Male pour faire tout le contraire de ce qu’on attend de lui; provoquer divertissement et réflexion.

Résumé en une phrase #2: Jody Hill et Warner Brothers expérimentent avec un personnage qui ne vendra jamais une tasse à café chez Wall-Mart.

Citation externe : “There’s a faux-controversy over whether Ronnie rapes her. Whatever. I can’t wait to see what their kid looks like. It’s going to look like America.” – Hunter Stephenson, de Slashfilmcast, à propos de la scène de sexe controversée.

Moment brave : Contre toute attente, Ronnie se défend plutôt bien à mains nues. Assez pour qu’on le soupçonne d’avoir pris quelques cours de Tae Kwon Doe chez Fred Simmons.

Hommage excessif : Aux préposées extra-terrestres qui vendent du maquillage à pression dans les centres d’achats. Je comprends que ça sert le pathétique du film, mais ça alimente le mythe qu’elles sont utiles.

Moment cool : Ray Liotta, qui nous rappelle pourquoi on déteste l’aimer et pourquoi on adore le détester.

Analysée différenciée selon les sexes : Autant Ronnie cherche désespérément un modèle sur lequel se baser pour réussir sa vie, autant Brandi se contente d’émuler tous les modèles que la société lui envoie par la gueule. C’est peut-être ce qui rend leur dialogue de sourds aussi intriguant.

Remarque de l’initié : Si vous ne comprenez pas qu’un film avec une distribution aussi « grand public » ait réussi à s’en sortir avec un sujet aussi sombre et inaccessible, rassurez-vous! Une version beaucoup plus légère a été montée par Jody Hill à la demande de Warner Brothers. Celle-ci ayant été jugée trop mauvaise, nous avons eu droit à la version du réalisateur sans avoir à attendre le DVD. Merci, focus group #232!

Ok, je me lance : Ce film est un polaroïd efficace de la situation du mâle américain qui absorbe les messages contradictoires véhiculés par les médias. Pour le gars moyen qui réussit tout moyennement, il n’y a pas de gabarit pour la victoire. Ça rend l’histoire de Ronnie, tout comme celle des autres héros de Jody Hill, merveilleusement tragique.

Le Webzine recommande : The Foot Fist Way (2006) et East Bound & Down (2009).