Archive de la catégorie ‘éditoriaux‘

Has-been Laden

Friday 7 September 2007

Has-been LadenBen Laden est un has-been.

Ça m’a frappé, ce matin, en lisant les potinages entourant la venue d’un nouveau vidéo du leader d’al-Qaïda.

Vous vous rappelez du temps où la mention du nom “ben Laden” faisait frémir? Vous vous rappelez de ses vidéos odieux après le 11 septembre, chacun annonciateur d’une menace grave contre notre mode de vie? À chacune de ses apparitions vidéos, on sentait la population énervée, comme un chat avant l’orage.

Fast-forward à 2007. Voilà qu’à l’arrivée d’un nouveau vidéo de ben Laden, on se met à commenter la couleur de sa barbe. Vous ne me croyez pas? Tiré de MSNBC :

Bin Laden’s beard appears to have been dyed, a popular practice among Arab leaders, said Rita Katz, director of the SITE Institute, a Washington-based group that monitors terror messages.

“I think it works for their (al-Qaida’s) benefit that he looks young, he looks healthy,” Katz said.

On parle du dernier vidéo du plus grand terroriste contemporain, là, ou ben du dernier vidéo de Britney Spears, tabarnak? al-Qaida a besoin d’avoir l’air jeune et en santé? What the fuck?!

Bref, quand tu passes de maître terroriste international à sujet d’analyses sur la teinture de ta barbe, c’est, fort possiblement, parce que tu commences à perdre de ton importance. C’est un peu comme Britney Spears : on en parle beaucoup, mais pas à cause des actes qu’elle pose dans le contexte de son métier.

Le dernier attentat réussi de ben Laden remonte à 6 ans. À cette époque, Britney était au sommet de sa gloire, avec son 3e album, Britney. Regardez où ils sont tous les deux rendus aujourd’hui.

Coïncidence? Je ne crois pas.

Edito! : Vidéotron à marde

Tuesday 4 September 2007

Mes problèmes avec Vidéotron ont commencé il y a deux mois.

Ils ont fermé mon compte personnel sans préavis parce que, selon eux, un nouveau client s’est inscrit à la même adresse que moi. J’étais sans téléphone, télévision et, oh diable!, sans internet.

Après une heure d’engueulades avec une femme qui ne connait rien au service à la clientèle, pour qui le français ET l’anglais sont des langues secondes plus ou moins maîtrisées, on me transfère à un nouvel employé qui prend en charge mon appel mais qui n’a aucune idée de l’information échangée pendant les dernières 60 minutes.

On recommence à zéro pendant une quinzaine de minutes supplémentaires pour finalement me dire que le tout devrait se régler d’ici quelques jours, que le système est figé, tout excusant au nom de la compagnie.

J’étais en rogne. Je vais éviter les blasphèmes par peur que la crédibilité du billet n’en soit affectée. (more…)

Articlr écrit les ueux fermés

Thursday 26 July 2007

Ok,

Voici un article écrit les ueix dermés.  C’est juste pour vou fémontrer que les aveugles se plaignent pur rien.

J’espère que tout ceci sois le moindrement lisible.  Ls tomcoŝ;r foddogi;yd f »écvrore ;e ueix fermés c’est qu’ON NE VOIT PAS CE QU’ON ÉCRIT@#$!$%

Je veux juste cous dire que j’adore ce vlofue,, m^peme si je pense que Spoker pu un peu du cul.

Ciao les amis!

Édito! : Le retour du poil

Monday 16 July 2007

Note de l’éditeur : Suite au succès de son premier texte sur le Webzine, nous croyons qu’il va de soit d’en publier un deuxième, tout aussi revendicateur.

Cette fois, Kidam s’attaque aux imberbes. (more…)

Edito! : Black Pepper Jack (2005-2007)

Tuesday 26 June 2007

doritos-blackpepperjack.jpgJ’ai un problème.

Depuis déjà quelques mois, je regarde les sacs de Doritos Black Pepper Jack se vider sur l’étagère de ma pharmacie Racine.

Je suis impuissant devant le phénomène naturel; une nouvelle saveur arrive, une autre doit faire son dernier tour de piste.

Cette nouvelle saveur, elle s’appelle Fiery Habanero et elle s’affiche fièrement comme une édition limitée. Je sais cependant qu’elle ne pourra jamais remplacer, dans mon coeur, mon sac argent adoré. Ça m’a pris près d’un an faire mon deuil de la saveur Guacamole, je ne sais pas si je serai en mesure de survivre à un tel processus une seconde fois.

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Lire

Sunday 17 June 2007

“ Read, every day, something no one else is reading. Think, every day, something no one else is thinking. Do, every day, something no one else would be silly enough to do. It is bad for the mind to be always part of unanimity.”

— Christopher Morley

Edito! : Brun tout court

Tuesday 12 June 2007

Note de l’éditeur : Le Webzine, c’est l’histoire d’un site qui aime déconner et qui voue un amour inconditionnel à l’immaturité. C’est pas pour rien que c’est dans notre tagline.

On a toujours fait de la place à l’immaturité étrangère, celle qui vient cogner à notre porte pour s’amuser dans notre créneau. Cette immaturité étrangère peut parfois être porteuse de leçons de vie importante, et la suivante l’est tout particulièrement.

Un nouvel ami à nous, Kidam, a écrit un texte murement réfléchi sur un tabou de notre culture. Le Staff du Webzine souhaite vous inviter à réfléchir sur le sujet…

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Edito! : Retour sur 24

Wednesday 23 May 2007

J’ignore combien d’entre vous sont fans de la série 24 mais, si vous en êtes un, les chances sont que vous avez été pas mal déçu par la saison qui vient de se terminer.

C’est tout à fait normal, compte tenu que les intrigues étaient totalement dénoués et que l’action se situait partout sauf autour de Jack Bauer.

Histoire de prendre un break du négativisme présent à peu près partout sur le web, concentrons-nous sur le positif de cette saison. Car il y en a un peu, finalement.

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Edito! : TV junkie

Thursday 3 May 2007

Je suis un TV junkie depuis près d’un an.

Tout a commencé avec l’émission 24 qui, à ses sommets qui me semblent déjà lointains, réinventait la façon d’écouter la télévision. De l’écoute passive, on passe à l’écoute plutôt active, voir maladive par moments.

Leslie Nelson est celui qui, pour moi, a le mieux résumé ce changement d’écoute de la télévision. Dans un mini-documentaire présent sur le DVD de Police Squad!, la série fantastique retirée des ondes après moins de 6 épisodes (et récupérée sous la forme de la trilogie The Naked Gun), Leslie mentionne que la seule chose qui aurait pu sauver la série est le laugh track.

Police Squad! était truffé de gags subtils et moins subtils qui demandaient au public de s’investir pour bien les saisir. Après quelques semaines de cotes d’écoutes catastrophiques, on s’est rendu compte que c’est le manque de direction qui dérangeait le public. Ainsi, il y a 20 ans, le fameux laugh track servait à récupérer l’attention des gens qui écoutaient la télévision de l’oreille gauche seulement. Il permettait de dire au public quand rire et, à la limite, pourquoi rire.

Voilà l’argument pour l’échec de la série, par Leslie Nelson : devant l’obstination des producteurs à ne pas ajouter un laugh track pour ‘guider’ les téléspectateurs, l’émission n’a pas su prendre toute sa valeur auprès du public.

Or, cette période est officiellement révolue. L’écoute de la télévision est désormais une expérience complète et entièrement satisfaisante qui ne nécessite plus une activité ‘B’ pour ne pas trop s’emmerder. Fini le temps où les séries sont orientés spécifiquement vers le public faisant une écoute sporadique et intermittente.

En 2007, on écoute la télévision comme si notre vie en dépendait. On suit les aventures plutôt absurdes d’un groupe de perdus sur une île de birth contrôl extrême ; on regarde des évadés de prison courir comme des poules sans tête ; on observe l’évolution de gens ordinaires avec des pouvoirs extraordinaires… la liste d’émissions est longue. L’évolution des séries en une forme de longue mini-série, où chaque épisode dépend grandement du précédent, où le budget grandit sans cesse, constitue le plus grand changement palpable dans l’environnement télévisuel.

On a maintenant de très bons films de 24 heures où les personnages sont plus importants que l’intrigue, ce qui force le public à s’impliquer et à revenir pour connaître leurs prochaines péripéties.

Plusieurs raisons sont attribuables à ce changement. On pourrait penser à l’avènement du DVD et de l’échange en bittorrent, qui nous permet d’écouter la série quand bon nous semble, au rythme qui nous plait et, surtout, sans pauses commerciales.

On pourrait aussi l’attribuer au cinéma maison et à la technologie haute-définition, qui modifie profondément l’expérience télévisuelle en nous en donnant autant, sinon plus, qu’un bon vieux film.

Tous ces boulversements ont fait en sorte que les bons acteurs ont envahi la télévision, qui offre désormais des rôles plus complets, sans qu’ils ne donnent l’impression d’être pris dans le creux de la vague. Glenn Close, Bill Paxton, Martin Sheen, Kiefer Sutherland et, plus récemment, Malcolm McDowell ont tous su réinventer leur carrière en donnant aux amateurs de séries des performances hallucinantes.

La télévision a profondément changé pour le mieux, dans un contexte où l’attention du public est plus divisé que jamais entre des dizaines d’activités potentielles. Et moi, je suis complètement accroché à ce phénomène. Je suis dépendant.

Je suis un TV junkie et j’engraisse.

Battlestar Galactica : mort annoncée?

Thursday 12 April 2007

Ah, Battlestar Galactica. L’amateur de SF que je suis n’avait pas trippé sur une série de SF à la télé depuis Babylon 5. Pire : tout comme B5 m’avait fait trouver Star Trek inférieur et puéril en comparaison, j’en suis venu à voir Battlestar Galactica comme l’héritier nettement supérieur de mon ancienne série-fétiche.

Mais une menace d’extinction plane sur Adama et sa troupe… Et je ne parle pas d’une autre invasion Cylon; je crains plutôt une “Lostification” de ma série-fétiche.

Si, comme moi, vous avez écouté et apprécié Lost, c’est probablement que vous avez accroché sur la richesse de son univers de ses personnages, et vous étiez intrigué de voir comment le mystère de l’île allait prendre forme. Puis, quelque part entre les saisons 2 et 3, vous avez réalisé un terrible fait : les auteurs de la série ne savent pas ce qu’ils font.

Malheureusement, tout porte à croire que BSG se dirige dans la même direction. Alors que les épisodes des 2 premières saisons se concentraient sur les rouages politiques et militaires entourant une flotte de survivants au génocide de leur propre espèce, les auteurs ont commencé à y inclure des éléments de mysticisme visant à enrichir l’histoire. Mais avec la saison 3 maintenant terminée, on est en voie de se demander si ce mystère n’est pas construit avec le même manque de rigueur que Lost.

Les problèmes ont débuté lorsque l’équipage du Galactica ont découvert l’Oeil de Jupiter, sensé avoir été un relais utilisé par la 13e colonie lors de son voyage vers la Terre, voilà de cela 10 000 ans. Mais pour épaissir le mystère, voilà que les 5 derniers Cylons sont également mêlés au temple où est faite la découverte… alors qu’il a été clairement établi que les Cylons ont été créés par les 12 colonies au cours des 2 derniers siècles.

Jusque là, on peut garder confiance; il doit y avoir une explication rationnelle… Mais voilà que la dernière saison vient épaissir (c’est le cas de le dire) la trame. Ainsi, on découvre que les 5 derniers Cylons sont tous des membres du Battlestar Galactica, incluant le XO et Starbuck. Pire : on le découvre grâce à une chanson de Bob Dylan.

Y a-t-il une explication rationelle à tout ceci? Peut-être, mais on est en voie de commencer à perdre confiance aux auteurs. On est en voie de commencer à croire qu’ils ne savent pas où ils s’en vont, et sont plus intéressés à créer un mystère qui va tenir en haleine le spectateur, que d’en bâtir un qui soit cohérent.

Et ce faisant, Battlestar Galactica s’approche pas à pas du précipice qui a engouffré Lost, c’est-à-dire le décrochage de ses fans qui finissent par voir clair dans le jeu des scripteurs. Est-ce que la saison 4 va marquer la fin de l’engouement du public pour BSG?

Ce qui est le plus triste là-dedans, c’est que la série n’avait en aucun cas besoin de ce genre de mystères mi-réfléchis, contrairement à Lost dont c’était un attrait majeur. On se serait amplement contentés de trames politiques, et de paranoïa anti-Cylon, des caractéristiques qui ont marqué les moments forts du pilote et des deux premières saisons.

Mais il faut se rendre à l’évidence : Battlestar Galactica est peut-être en train de rendre l’âme, ayant décidé d’échanger ses Cylons sans pitié pour l’humanité en androïdes mystiques au passé incohérent.