Critique instantanée : Observe and Report (2009)

28 June 2013 - posté par Spiker

migp
Cet homme nu menace la sécurité du mail.
Sérieusement, c’est l’intrigue principale du film.

COTE : PLAY

Résumé en une phrase: Paul Blart prend des stéroïdes et prend la forme d’un Angry White Male pour faire tout le contraire de ce qu’on attend de lui; provoquer divertissement et réflexion.

Résumé en une phrase #2: Jody Hill et Warner Brothers expérimentent avec un personnage qui ne vendra jamais une tasse à café chez Wall-Mart.

Citation externe : “There’s a faux-controversy over whether Ronnie rapes her. Whatever. I can’t wait to see what their kid looks like. It’s going to look like America.” – Hunter Stephenson, de Slashfilmcast, à propos de la scène de sexe controversée.

Moment brave : Contre toute attente, Ronnie se défend plutôt bien à mains nues. Assez pour qu’on le soupçonne d’avoir pris quelques cours de Tae Kwon Doe chez Fred Simmons.

Hommage excessif : Aux préposées extra-terrestres qui vendent du maquillage à pression dans les centres d’achats. Je comprends que ça sert le pathétique du film, mais ça alimente le mythe qu’elles sont utiles.

Moment cool : Ray Liotta, qui nous rappelle pourquoi on déteste l’aimer et pourquoi on adore le détester.

Analysée différenciée selon les sexes : Autant Ronnie cherche désespérément un modèle sur lequel se baser pour réussir sa vie, autant Brandi se contente d’émuler tous les modèles que la société lui envoie par la gueule. C’est peut-être ce qui rend leur dialogue de sourds aussi intriguant.

Remarque de l’initié : Si vous ne comprenez pas qu’un film avec une distribution aussi « grand public » ait réussi à s’en sortir avec un sujet aussi sombre et inaccessible, rassurez-vous! Une version beaucoup plus légère a été montée par Jody Hill à la demande de Warner Brothers. Celle-ci ayant été jugée trop mauvaise, nous avons eu droit à la version du réalisateur sans avoir à attendre le DVD. Merci, focus group #232!

Ok, je me lance : Ce film est un polaroïd efficace de la situation du mâle américain qui absorbe les messages contradictoires véhiculés par les médias. Pour le gars moyen qui réussit tout moyennement, il n’y a pas de gabarit pour la victoire. Ça rend l’histoire de Ronnie, tout comme celle des autres héros de Jody Hill, merveilleusement tragique.

Le Webzine recommande : The Foot Fist Way (2006) et East Bound & Down (2009).

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