Critique Instantanée : Bigger, Stronger, Faster*

3 octobre 2008 - posté par Spiker
Balises : , , , ,

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Réalisateur : Chris Bell
Pays : États-Unis
Mettant en vedette : Une famille de gros

Cote sur IMDb : 7.9

Cote du Webzine : Play

Résumé en une phrase : Une famille d’obèses expose son malaise en gravitant autour d’une drogue controversée qui, finalement, tue pas mal moins que l’imbécilité.

Recommandé pour : Les gens qui portent plus d’importance à leurs bras qu’à leur pénis. Ce film pourrait vous rassurer sur votre état.

Déconseillé pour : Les gens qui portent plus d’importance à leurs bras qu’à leur pénis. Ce film pourrait vous convaincre que vous êtes cave.

Moment gay :
Les has-been du Gold’s Gym de Californie deviennent complètement démoralisés quand la direction retire toutes les images de Arnold Schwarzenegger à moitié nu.

Moment hétérosexuel : Honnêtement, avec toutes ces histoires de gars qui se rentrent des aiguilles dans le cul, vous pensiez vraiment trouver un moment hétéro?

Moment nostalgique : Le film débute avec les moments magiques de l’enfance du réalisateur : un monde plus simple où le bien et le mal s’affrontaient dans un ring de lutte pour régler les conflits au moyen-orient; où les mitraillettes faisaient exploser les vietnamiens en mille miettes; où les hommes se serraient la pince de main que pour admirer leurs grosses veines.

Impressionnez vos amis : Démarrez votre entreprise de pilules gonflantes aux States en embouteillant des capsules de farine avec trois mexicains illégaux. En plus de devenir riche, vous allez agir de manière entièrement légale.

Remaque porno suggéré :
Smaller, weaker, slower (parce que, tsé, c’est un film sur les stéroides).

Citation du film paraphrasée : « Yes, my balls shrink from time to time… », se confie le frère du réalisateur, devant le constat que les stéroïdes agissent sur sa libido. Reste que, selon lui, il n’a qu’à arrêter pour qu’ils regonflent plus vite que ses muscles ne dégonflent. Attaboy.

Remarque post-satirique :
Chris Bell, le réalisateur et la star principale du film-documentaire, évite quelques uns des pièges qui ont fait des films de Michael Moore des parodies de lui-même après visionnements répétés. L’angle adopté pour le film est très bien choisi et fera sans doutes en sorte que le public mâle sera en mesure de s’identifier aux personnages. On ne peut surtout pas reprocher à Chris d’avoir maquillé la réalité pour rendre le film plus intéressant; en mettant ainsi sa famille en vedette, les meilleurs personnages sont ceux qui s’ignorent.

Le Webzine recommande :
Beyond the mat (1999), The Backyard (2002)

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