À go on se foule un neurone
21 March 2007 - posté par Philo
Mise en contexte :
Richard Dawkins, dans son bouquin The God Delusion, discute d’une science qui m’était jusqu’alors inconnue, la psychologie évolutive. Cette branche de la psychologie observe les fonctionnements du cerveau humain à la lumière de la théorie de l’évolution, afin de comprendre les origines de nos mécanismes psychologiques.
Certains principes expliqués par la psychologie évolutive sont faciles à saisir : ainsi, on comprend facilement que l’instinct maternel possède un avantage évolutif, car une mère qui s’occupe de ses petits aura plus de chance de voir sa progéniture survivre et se reproduire qu’une autre qui ne se préoccupe pas de leur bien-être.
D’autres questions sont plus difficiles à résoudre : par exemple, pourquoi l’être humain est-il prédisposé à la pensée religieuse? Dawkins émet, pour sa part, l’hypothèse que la disposition à croire en un pouvoir divin est un effet secondaire de certaines mécaniques du cerveau, nous permettant de juger rapidement de l’intention d’un prédateur, par exemple. En d’autres mots, nous avons une tendance naturelle à l’animisme, car cela nous permet de réagir rapidement face à une menace donnée en nous permettant de juger de l’intention des acteurs de la menace.
Vous suivez jusqu’ici? Selon la psychologie évolutive, donc, tout processus mental peut être expliqué soit par un bénéfice direct dans l’évolution de l’espèce humaine, soit comme l’effet secondaire d’un bénéfice net.
Ma question foule-neurone à laquelle je vous invite à réfléchir est donc la suivante :
Quelle est l’origine évolutive de la nostalgie?
Source : Un moment de réflexion alors que je sirotais mon café ce midi

Spiker dit :
21 March 2007 à 12:50
Oh boy. Ça fait plus mal que je pensais.
Grimouille dit :
21 March 2007 à 19:28
On devrait vraiment se limiter à parler de belles grosses queues.